Lorsque j'ai découvert en 2004 l'existence des Créatifs Culturels en lisant l'émergence des Créatifs culturels de Paul
H. Ray et Sherry Ruth Anderson, j'ai ressenti une grande vague d'espoir et un immense soulagement. Nous étions des millions, voire peut-être des centaines de millions au niveau planétaire à mettre l'être humain humain au centre de nos valeurs et
de nos préoccupations, à souhaiter oeuvrer en faveur de la protection de l'envioronnement,, à tisser des communautés dans notre monde toujours plus individualiste.
Puis le livre les créatifs culturels en France, est sorti en France en 2006, établissant que ce courant de
pensée était celui de 17% des Français. Mais le temps a passé et ces deux livres n'ont semblé provoqué que des micro-phénomènes, des prises de conscience limitées. Plus d'une décennie
après la découverte capitale de cette minorité silencieuse mais aux convictions fortes, il semblait que les créatifs culturels avaient été abandonnés et prenaient la poussière sous une pile de
dossiers urgents, qui portaient des noms tels que « bulle financière » « crise de la dette » « chômage », alors qu'ils étaient pourtant intimement
liés...
Mais on dirait que dans un deuxième temps, la crise
que nous traversons a ressorti le mouvement des créatifs culturels du tiroir où il sommeillait depuis trop longtemps. En me baladant sur la toile, je suis tombée sur ce site, qui met en avant le film documentaire sur les CC, Cultural Creatives, The (R)evolution, visionnable moyennant
une donation d '1 $ ou le placement d'un widget sur son site internet.
Le phénomène de la synchronicité se mettant en marche, le même
jour, une jeune femme a posté sur Lunes Entrecroisées, forum visant à favoriser la création de cercles
de femmes païennes, un article
disponible sur le site de Psychologie et qui traite de façon juste et synthétique des Créatifs Culturels. Une bonne introduction, avant le film, qui dévoile quelques pistes
dans le clip ci dessus, dans lequel on apprend notamment qu'il pourrait y avoir 200 millions de créatifs culturels dans le monde. Assez pour espérer une globalisation de la prise de
conscience après la globalisation de la cupidité à laquelle nous assistons comme des spectateurs impuissants depuis des années. Le moment est venu de redevenir acteurs. Des acteurs...
culturellement créatifs.
Alors que faire pour ne pas sombrer? De petits gestes quotidiens, pour nous, pour les proches et
les un peu moins proches, qui nous aideront à rester humains, à remettre l'humain au centre de nos priorités, dans une civilisation qui semble avoir oublié qu'elle n'existe que par l'humain et
non pas un nombre infime de ses représentants. Quelques idées pour mettre un peu de rose et de vert dans le gris.
Lire des bouquins ou visiter des sites qui proposent une vision, des alternatives et des
solutions au marasme dans lequel nous a menés la cupidité sans limite de l'univers de la finance et des pieuvres multinationales. En France, les économistes atterrés tiennent un discours
emprunt de bon sens, alors qu'Outre-Atlantique des visionnaires tels que David Korten et son magazine Yes ou Riane Eisler se sont penchés depuis longtemps sur des systèmes alternatifs au nôtre.
Tisser les liens de vos communautés et vous entraider. Il existe des tas de moyens en
participant à des activités associatives ou en rejoignant un SEL dans votre commune.
Entamer une activité créative. Poterie, couture, peinture, dans art dramatique? Rien de tel
que la création pour se sentir mieux. Si vous pratiquez déjà, ne la lâchez pas faute de temps en vous laissant envahir par la morosité générale. Si vous aimeriez bien sans savoir comment,
libérez votre créativité de Julia Cameron
et le nouveau journal
créatif d'Anne-Marie Jobin (le journal créatif est pour l'instant épuisé) peuvent vous permettre de vous reconnecter avec votre créative
intérieure.
Financer le projet d'une femme dans un pays en voie de développement. En Inde, au Pakistan
ou en Afrique, il suffit parfois d'une centaine d'€ pour changer la vie de quelqu'un, avec la Finca, par
exemple. Babyloan, notamment vous offre la possibilité de choisir le projet auquel vous allez apporter votre soutien
financier.
Consommer éthique et local. Le bulletin de vote semble parfois ne plus avoir d'effet
positif, mais quand celui-ci est la carte de crédit, nous avons tous une parcelle de pouvoir qu'il n'appartient qu'à nous d'utuliser. Quand c'est possible, préférez votre épicier de quartier
ou un petit commerce indépendant plutôt que la grande distribution, qui est activement impliquée dans le système dont nous souffrons aujourd'hui presque tous.
Les séries fantastiques sont dans l'air du temps et donc il y en a des tonnes. Difficiles
de se retrouver entre les Supernatural (beurk, je déteste), les Sanctuary (bof), les Warehouse 13 (plutôt sympa) ou encore Fringe (totalement ghore et
totalement abandonné après quatre épisodes et des envies de vomir même si j'adore le créateur JJ Abrams).
Mais de temps en temps, je tombe sur une série qui ne fait pas partie des blockbusters
télévisuels, mais qui mérite quand même un petit détour.
Cela avait été le cas pour le délicieusement Urban British
Torchwood. Ca l'est également pour Haven (les mystères de Haven, en français), que j'ai découvert par hasard sur Syfy où sont actuellement diffusées les deux premières saisons, mais qui a vite retenu mon attention.
Lr shéma est pourtant assez classique, avec deux policiers confrontés à des phénomènes
paranormaux. La recette ayant fait ses preuves depuis les Xfiles avec Scully et Mulder, le couple d'enquêteurs a la cote sur les petits écrans. Haven joue également sur
l'association entre un flic local Nathan et une fliquette du FBI, Audrey, venue de la ville, mais qui possède évidemment un passé mystérieux lié au petit port perdu sur la côte du Maine où est
située l'intrigue. L'une de mes répliques favorites survient lorsque le flic local explique à la FBI girl qu'un restaurant servant uniquement des produits locaux est sur le point d'ouvrir et que
celle-ci répond: « les aiguilles de pin, ça se cuisine? »
Je regrette cependant que les épisodes soient parfois un chouïa répétitifs (une cata, une personne
« affectée » par les « phénomènes », un danger à écarter), mais pourtant ça ne fonctionne pas mal du tout. Peut-être parce que l'on s'attache très vite aux
personnages, que les paysages offrent la sensation d'aspirer une grande bouffée d'air que la musique et le générique sont envoûtants. Même si la série est tournée au Canada et non pas
dans le Maine qu'elle doit à son inspirateur, puisqu'Haven est tirée d'une nouvelle de Stephen King en personne, the Colorado kid. Prêtes à
frissonner?
Il y a quelques mois, j'avais braqué un projecteur sur quelques robes d'inspiration païenne de Alexander Mc Queen et
Vivienne Westwood. Cette fois, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous quelques modèles de la collection prêt à porter printemps 2012 très gitane d'Emilio
Pucci.
Les croix que portent certains mannequins feront peut-être tiquer certaines, mais surtout ce cher Emilio gagnerait à embaucher des mannequins moins
squelettisques et à les encourager à sourire. Malheureusement, il n'est pas le seul. Mais de toute façon, toutes ses robes sublimes seraient beaucoup mieux mises en valeur sur nous toutes pour
fêter Samhain, ou selon les modèles, danser joyeusement autour d'un mat de mai pour Beltaine.
Pour celles qui ont flashé sur cette collection, je vous met la vidéo du défilé. Un régal.
La toile est de plus en plus riche et même si la presse écrite souffre de cette concurrence, elle se
montre parfois créative et audacieuse. Petit tour d'horizon des sites que j'ai l'intention de visiter en 2012 et des magazines dans lesquels je me plongerai volontiers.
Vanity Fair. Oui, vous avez bien lu. Quand on dit Vanity Fair, on pense glossy, shootings huppés et pubs de luxe. Mais le mensuel n'est pas un
piège à pub ou un catalogue pour oisives fortunées. Ainsi qu'on peut le constater sur leur site, ils se penchent régulièrement sur des sujets de société
et des questions politiques. On leur doit notamment une enquête terrifiante dans le numéro de novembre
dernier sur les finances de la Californie. Quelques mois plus tôt, leur article sur les 99% face aux 1%
d'ultra-privilégiés ne manquait ni d'audace ni de justesse.
La blogosphère féminine est riche, Hello Coton l'a compris. Pour celles qui ne connaissent pas
encore, ce site est une plate-forme de blogs de filles. Toutes celles qui le souhaitent peuvent inscrire leur blog et créer leur profil, ainsi que je l'ai fait moi-même il y a quelques mois déjà. On peut se créer un
fil d'actu correspondant à ces centres d'intérêt, en s'abonnant aux blogs que l'on découvre et apprécie. Je regrette cependant que les catégories soient trop limitées et conventionnelles. A mon
avis, on passe à côté de petits trésors, parce qu'ils ne rentrent pas dans une « case » presse féminine traditionnelle.
Causette. Contrairement à Universelle, le projet d'Isabelle Varrito qui n'a pas dépassé
le premier numéro et à Shi-Zen, que j'adorais mais qui a
disparu après un peu plus d'un an et 11 numéros, Causette est pour l'instant le seul des magazines féminins alternatifs qui tienne le cap et qui ait trouvé
son public avec une diffusion de 75000 exemplaires. Abrasif, parfois même un peu trop. Mais Benoîte Groult est abonnée, ça doit être un signe.
Save my brain: j'avais déjà évoqué précédemment ce site dédié comme son nom l'indique à la tâche ardûe de sauver le cerveau des femmes. Il a récemment changé de présentation pour un format blog, mais il conserve
sa liberté de ton et traite de la culture au sens large sans être inutilement élitiste.
Mammamia. Pour les Anglophones, une petite mention au site
d'une journaliste chroniqueuse australienne, Mia Freedman que j'ai découverte lors d'un séjour là bas. Sympa, incisif et participatif.
Elle circule depuis pas mal de mois sur nos écrans, mais cette pub pour les jambons Fleury Michon
est tellement drôle (apparemment la compagnie a changé d'agence) que je ne
pouvais pas résister à lui faire un clin d'oeil. Lorsque la pub s'empare d'un phénomène, d'une tendance, d'une opinion, c'est que celle-ci est vraiment passée dans la pop culture. Alors, on se
lève tous non pas pour une célèbre crème dessert, mais pour fusiller les excès de Wall Street et railler les concepts éculés de productivité à tout va, qui sont malheureusement encore enseignés
en école de commerce.
Dans un tout autre registre, la marque de montres Lotus a décidé de surfer sur le concept Maya de
la fin du monde le 21 décembre
2012.« 2012 arrive, profitez de chaque instant », dit le slogan de Lotus, qui
décline tout une campagne sur le thème désormais universellement connu. Osé mais marquant et ne manquant pas non plus d'humour.
:
Pour toutes celles qui en ont marre des magazines féminins regorgeant de pipoles névrotiques, de sylphides irréelles, de vêtements in-mettables et de pubs pour des crèmes antirides qui allègent plus le compte en banque que les paupières.
Derniers Commentaires